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mercredi, avril 20 2011

TGS Ohanami 2011 : Interview de Claude Yoshizawa

Depuis 5 ans, a lieu chaque dernier week-end de novembre le Toulouse Game Show à l’espace Diagora de Labège, un salon (ou plutôt une « convention ») consacré aux cultures manga, dessins animés, jeux vidéo, science-fiction et fantastique. Les 9 et 10 avril derniers, avait lieu la deuxième édition du TGS Ohanami, le salon dérivé consacré aux cultures japonaises.

En raison du Tsunami qui s’est abattu sur le Japon, les circonstances étaient très spéciales. Claude Yoshizawa, directeur exécutif du Centre Culturel Franco-Japonais de Toulouse (le CCFJT), a bien voulu présenter ses activités de rapprochement entre les cultures japonaises et françaises, au micro de l’émission radio « Supplément week-end ».

Voici l'interview en vidéo, animée par Da Scritch, devant la caméra de CS Vidéo, l'infographie assurée par votre serviteur. (Et pour plus d'infos et de contenus, n'oubliez pas de jeter un oeil à la page Facebook de l'émission !)


vendredi, avril 8 2011

Au TGS Ohanami !

Ce week-end, avec l'équipe de l'émission « Supplément week-end », nous serons présents (avec deux équipes vidéo !) au TGS Ohanami (samedi et dimanche à Labège, près de Toulouse), Salon consacré à la culture japonaise. En direct sur Radio FMR, deux des organisateurs de l'évènement, Sébastien Laurens (gérant) et Raphaël Goncalves (webmaster et responsable des bénévoles) nous ont présenté le Salon samedi dernier : comment abordent-ils les retombées du tsunami, comment, depuis 4 ans d'existence, le Toulouse Game Show et le TGS Ohanami se développent-ils, qui seront les invités, quelles seront les nouveautés... 

Petit morceau choisi de l'interview, par ici :

Sébastien Laurens : "Nous ne faisons pas un salon pour pleurer, mais nous ne pouvons pas ne rien faire par rapport à ce qui s’est passé. Il y aura un stand de la Croix Rouge, dans une partie du salon appelée "Voyager au Japon", en partenariat avec des agences de voyage. Les Bureaux de représentation des villes d’Osaka et de Tokyo ont souhaité ne rien annuler, leurs stands auront un but informatif par rapport aux évènements".

Si vous aimez les ambiances festives, les copslays, les ateliers découvertes, les arts martiaux, et les goodies, ne manquez pas ce RDV tout le week-end à Labège !

Raphaël "Rafy" Goncalves et Sébastien Laurens, dans les locaux de Radio FMR :

vendredi, mars 18 2011

Tsunami

A l'initiative de Jean-David Morvan et Serge Runberg, la communauté CFSL s'engage à fédérer des artistes pour soutenir le peuple Japonais, victime du Tsunami. Les contributions graphiques présentes sur le site "Tsunami : des images pour le Japon" feront l'objet de ventes aux enchères, et un ouvrage collectif sera également réalisé. Les bénéfices seront reversés à Give2Asia. Je vous engage à aller faire un tour sur ce site pour apprécier les différentes créations visuelles, et vous donner l'envie d'acheter le bouquin ensuite.

Voici ma contribution :

mercredi, février 16 2011

« Arrietty : le petit monde des chapardeurs »

Un film d'animation des studios Ghibli, réalisé par Hiromasa Yonebayashi.

Dans la banlieue de Tokyo, à la campagne, le jeune garçon Sho vient se reposer avant de subir une importante opération au coeur. Divers objets et nourritures disparaissent régulièrement, chapardés par Arrietty et son père, des petits êtres vivant sous la maison.

Fait suffisamment rare pour être souligné, voici un film réalisé par un jeune metteur en scène de la maison Ghibli (36 ans seulement), et donc dirigé ni par Miyazaki ni par Takahata. Certes, il n'est pas le premier (il y a avait déjà « Le royaume des chats » ou « Les contes de Terremer »), et il faudra de plus en plus nous y habituer, les deux co-fondateurs du studio prenant de l'âge. Nous retrouvons bien sûr la patte Miyazaki, au niveau du character design et de l'empreinte écolo-campagnarde. Le réalisateur de « Mon voisin Totoro » a lui-même développé le scénario et nourrissait l'envie d'adapter le livre pour jeune public « The borrowers » de Mary Norton depuis 40 ans.

« Arrietty » est un sympathique petit film faisant passer un très agréable moment. La mise en scène, sur une narration générale assez lente, s'attarde sur des détails apportant une substance au monde des chapardeurs : l'expédition nocturne d'Arrietty et son père pour voler un morceau de sucre est un très beau moment d'animation et constitue le meilleur passage du métrage. Le sens du détail, le dosage du rythme, la gestion de la tension et du danger, le mélange de peur et d'excitation de la jeune chapardeuse, nous amènent à la rencontre fatidique, sonnant comme le gong de la pendule de grand-mère, entre Arrietty et Sho. C'est indéniable, le film a des qualités et une gestion du postulat de base toute en douceur (pas d'effet grandiloquent, Sho aperçoit Arrietty et reconnaît son existence de manière naturelle).

La relation d'amitié entre Sho et Arrietty, faite de crainte puis d'entraide, est basée sur un rapport de force inversé : Arrietty est aventureuse et pleine de vie, tandis que le grand Sho a le coeur malade, et se trouve être le plus vulnérable des deux. Ce rapport d'attraction/prudence, où chacun croit bien faire mais provoque malgré lui des catastrophes, va se trouver bouleversé par l'arrivée de Spiler, qui va bouger les repères installés depuis le début du film, et précipiter la suite des évènements.

Même s'il contient de bons moments, le film ne dépasse jamais le stade du métrage "gentillet", par manque d'ampleur. Les personnages, même les négatifs, ont quand même un bon fond et font aussi rire, mais la mayonnaise prend de moins en moins. Un air de déjà-vu, une magie trop téléphonée, des personnages en rappelant d'autres, Ghibli s'enlise et n'a plus véritablement livré de grands films depuis « Le voyage de Chihiro ». 10 ans déjà.

lundi, janvier 24 2011

« Diabolica T1 » - Par Christophe Kourita - Ankama Editions


Que se passerait-il si les yôkaïs, créatures étranges du folklore japonais, existaient aussi en France ? Faites le tour de l’Hexagone en compagnie du docteur Lafayette, à la découverte de notre propre bestiaire, dans une suite de petites histoires surprenantes et décalées.

L’auteur Christophe Kourita raconte, en début d’album, la genèse de cette encyclopédie d’un genre particulier : lors d’une soirée organisée par leur éditeur, le mangaka Katsuhiro Otomo (« Akira ») lui demande s’il existe des yôkaïs en France. Il s’agit de créatures bizarres de toutes formes, issues du folklore japonais, et notamment déjà mises en dessins depuis les années 50 par Shigeru Mizuki (« GeGeGe no Kitarō »).

Se prenant ainsi au jeu, Kourita s’amuse à créer des yôkaïs à la française, prenant en compte la géographie et la culture des régions de l’Hexagone pour y intégrer ses monstres et créatures, trompant les humains pour le pire ou le meilleur.

Au premier abord, on pourrait être sceptique devant le postulat de base. Encore un Français (en fait, Kourita est franco-japonais) fasciné par la culture nippone, se complaisant dans un délire de vouloir faire cohabiter l’inadaptable : les créatures d’une croyance animiste dans une vieille Europe judéo-chrétienne. Pourquoi pas inviter un slime du film SOS Fantômes dans les grottes de Lourdes ? Surtout que l’intention de l’auteur n’est pas de se moquer d’une ou l’autre culture, mais bien de se frotter au bon vieux concept du "What if".

Mais cette impression part en fumée dès les premières histoires courtes, car étonnamment, la mayonnaise prend. L’auteur prend soin de clore chaque segment par une morale (les humains face à leurs propres travers, failles et souffrances), et la confrontation des monstres visuellement "olé olé" à des contrées bien franco-françaises (donc tout sauf exotiques) fonctionnent parfaitement : les bras des sables du Mont St-Michel, les sirènes de feu des falaises bretonnes, ou encore le bonhomme de suie des cheminées parisiennes, chaque yôkaï s’intègre si bien à chaque région qu’on le croirait ancré dans ce folklore depuis des siècles.

L’entreprise est audacieuse. Sans pour autant se retrouver sur les ronds de serviette des touristes, ces yôkaïs cocorico valent le déplacement.

jeudi, janvier 6 2011

« Ip Man »

Ecouter aussi ma chronique radio dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 6 novembre 2010.

Un film réalisé en 2008 par Wilson Yip, avec Donnie Yen, Simon Yam. Disponible en DVD chez HK Vidéo.

Dans la Chine des années 30, à Foshan, ville phares des arts martiaux, le maître Ip Man pratique le Win Chun, la boxe du Sud. Ayant toujours refusé de créer sa propre école, il hésite entre passer du temps avec sa femme et son fils, ou répondre poliment aux demandes de duels chez lui, toutes portes fermées pour préserver la réputation des inévitables vaincus venus le défier. Mais vient le temps de la privation et l'abandon des écoles durant l'occupation japonaise. Les pratiquants d'autrefois se retrouvent tous à travailler dans le charbon, prêts à tout pour une poignée de riz. Ip Man trouve enfin la plénitude avec sa famille, mais se sent de plus en plus inutile pour ses concitoyens. De son côté, le général Sanpo cherche de nouveaux combattants pour démontrer la supériorité de l'art martial japonais...

Né en 1883 à Foshan, et mort en 1972 à Hong Kong, Ip Man fut un grand maître incontesté d'arts martiaux, enseigna à une floppée de disciples, dont le plus connu a été un certain ... Bruce Lee. A 24 ans il rejoignit l'armée, et devint capitaine des forces de police de Foshan. En 1949, à 56 ans, il déménagea à Macao puis à Hong Kong. Afin d'envoyer de l'argent à sa famille restée à Foshan, et se payer sa dose d'opium dont il était grand consommateur, il ouvrit une école d'arts martiaux. Sa réputation grandit, et en 1967, avec certains de ses disciples, il créa la Hong Kong Chun Athletic Association.

Edulcorant sa vie pour en faire un héros vertueux et pur, ce film est le premier volet d'une série de métrages consacrés à ce maître du Wing Chun, interprété par un Donnie Yen au sommet de son art et trouvant ici son meilleur rôle. Sa collaboration avec le réalisateur Wilson Yip devient donc de plus en plus intéressante, après le beau mais décevant « SPL », le nanard « Dragon Tiger Gate », et le nerveux « Flashpoint ».

Entre reconstitution soignée (les rues chinoises occupées, l'usine de textile, la mine de charbon) et biographie fantasmée (le maître pur contre la vermine japonaise utilisant les armes à feu), ce film dresse surtout un portrait d'un homme imbattable se posant pourtant des questions sur son rôle à jouer comme phare pour les autres. Protéger sa famille avant tout, enseigner son art aux ouvriers, aider un ami à créer son entreprise, préserver la réputation des autres maîtres, Ip Man est une sorte de Wong Fei Hung en plus posé, mais tout aussi vertueux. Proche d'un autre film d'arts martiaux emblématique de l'occupation japonaise (« Fist of legend » de Gordon Chan), « Ip Man » entretient bien des similitudes sans pour autant être aussi caricatural.

Le métrage se divise en deux parties : une première moitié plutôt insouciante, avec des duels martiaux et la préservation d'une certaine intégrité morale : bonne entente avec la police, cohésion entre plusieurs écoles... puis une seconde partie se posant en miroir inversé de la première. On retrouve ainsi les protagonistes du début dans un autre rôle : l'usine est rançonnée par le bandit qui autrefois avait défié les grands maîtres, le policier sert de traducteur entre japonais et chinois, les pratiquants d'arts martiaux travaillent dans le charbon (une métaphore de ce que leur discipline est devenue : ce n'est que quand Ip Man les rejoint, donc que son art s'abaisse à pousser des brouettes, que la philosophie chinoise va se rebeller contre la brutalité nippone).

Côté mise en scène, le film est une réussite, avec un teint sépia très classieux. Le jeu de l'ensemble des acteurs reste dans la sobriété et l'humour typiquement cantonais est totalement absent. Yip nous réalise une biographie sous l'occupation japonaise, nous sommes loin des dérives loufoques d'un Tsui Hark. Les chorégraphies des combats sont signées du grand Sammo Hung, qui apparaît d'ailleurs au casting du deuxième volet. Ultra efficaces, sans fioriture, les affrontements sont le reflet de l'état intérieur de Ip Man. Dans la première partie du film, ils soulignent son caractère posé face à la fougue d'adversaires semblant brasser du vide. Mais la démonstration sur les tatamis japonais vire ensuite au déchaînement de violence, quand les gestes du maître dévoilent un mal-être devant son impuissance à protéger ses amis. Cette très belle séquence, magnifiquement contrastée par des ombres et lumières se rapprochant presque du noir et blanc, est particulièrement réussie : jamais trop brutale mais parvenant à illustrer le conflit intérieur du maître, par sa gestuelle et non par son visage.

Pour ceux que cela intéresse, Wong Kar-Wai prépare aussi de son côté une biographie du maître, avec Tony Leung Chiu Wai et Gong Li.

vendredi, novembre 12 2010

« Savior » - Par Benjamin Studio - Xiao Pan


Ecouter aussi ma chronique radio dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 25 septembre 2010.

La guerre, l’errance, l’amour et la mort. Des thématiques mélancoliques pour un recueil de trois courtes histoires, par le maître de la tablette graphique Benjamin.

Dans "The Guitar From Heaven", un ange déchu joue de la guitare pour sauver des humains transformés en morts-vivants. Le segment "War" voit un jeune soldat prêt à tout par devoir envers sa patrie. Et enfin, dans la troisième histoire "Little Girl", un soldat (encore) à lunettes se souvient d’un amour adolescent pour une fille au chien-loup.

Trois histoires, trois personnages paumés, engagés dans un combat vain ne leur permettant pas de trouver leur place dans le monde. À la recherche d’un amour inaccessible, ces jeunes gens se brûlent (parfois littéralement) les ailes, perdus dans des champs de bataille respirant la mort, ou dans des villes déshumanisées.

Jeunesse en perdition, idéaux féminins vaporeux, errances entre rêve et réalité, nous retrouvons ici les thématiques chères à l’auteur de Remember. Cette fois, Benjamin, s’il signe seul le scénario de ces trois histoires, se fait par aider par Li Ming sur le dessin, tandis que le trio Zhang Peng/Yan Zhuo et Pan Shuo assure la création des décors. Dans la préface écrite par Li Ming, on sent bien la volonté de Benjamin de ré-intervenir sur ses images encore et encore, ce qui rend plutôt élastique sa répartition du travail avec ses différents collaborateurs.

Explorant encore les possibilités graphiques de la tablette numérique associée aux logiciels Photoshop et Painter, Benjamin continue de nous étonner par son utilisation de couleurs plutôt inhabituellement saturées dans la colorisation BD : les touches de violet, rouge, rose, jaune et vert cohabitent dans une explosion d’expressivité, laissant place à un dernier segment bleuté à la sobriété bienvenue.

Les dernières pages de l’album sont un recueil de textes de l’artiste, accompagnant quelques-unes de ses créations et notamment les coulisses de la réalisation d’un clip de la chanteuse Jena Lee qui a utilisé ses images conçues spécialement pour l’occasion.

mardi, avril 20 2010

« Tachiguishi »

Un film de Mamoru Oshii, avec Mitsuhisa Ishikawa, Kenji Kawai, Kenji Kamamiya. Disponible en DVD chez WE Prod.

De 1945 à nos jours, au Japon, certains écumeurs de gargotes défrayèrent la chronique en arnaquant les échoppes de nourriture rapide. En voici quelques portraits.

Mamoru Oshii (« Patlabor », « Ghost in the shell », « Avalon ») est réputé pour réaliser des chefs-d'oeuvre difficiles d'accès en raison d'un aspect bavard démesuré, nécessitant que le spectateur revoie certains films près d'une dizaine fois pour en apprécier les références et en ingurgiter l'étendue des informations. Son dernier opus est tellement jusqu'au-boutiste dans l'obtus qu'en comparaison, ses précédents films sont des "temps de cerveaux disponibles à Coca Cola".

Le métrage est une longue suite de portraits d'arnaqueurs de vendeurs de nouilles, hamburgers et saucisses, arrivant à manger sans payer grâce à des habiles stratagèmes. Au fil d'une voix off monotone balançant une somme astronomique d'informations via des tournures de phrases compliquées, les portraits s'enchaînent sans aucun changement de rythme, plongeant même les fans hard core du réalisateur dans l'ennui (j'ai décroché 4 fois du film, m'obligeant à des pauses afin d'arriver conscient au bout des 1h40 de métrage).

Mais bien sûr, nous sommes chez Mamoru Oshii, et le bonhomme nous fait du Oshii. Nous avons droit à son basset fétiche, casé sur un coin d'une affiche. Et en tant que bon military otaku, il nous balance encore dans la face de nombreux plans d'avions militaires larguant des bombes.

Parlant à chaque film de la situation militaire, culturelle, et géo-politique de son pays, le réalisateur des deux premiers « Patlabor » dresse dans « Tachiguishi » un portrait en creux du Japon de 1945 à nos jours, de la politique d'anéantissement des chiens errants afin de redonner aux Japonais une raison d'être fier de leur pays à la fin de la 2éme Guerre Mondiale, à l'Exposition Universelle, en passant par les Jeux Olympiques de Tokyo en 1964. Pour couronner le tout, Oshii utilise également des pans de la culture japonaise qu'il vaut mieux connaître, comme les renards métamorphes (vus notamment dans « Pompoko »).

Techniquement, le film est à montrer dans les écoles de cinéma ou d'arts graphiques. C'est la première fois que la technologie de compositing 3D (des éléments 2D animés dans un espace 3D) est utilisée de telle ampleur dans un long-métrage. Cela fait un moment qu'Oshii préparait le terrain en utilisant cette technique, sur le film d'animation « Ghost in the shell 2 : innoncence » mais surtout sur « Avalon », qui utilisait le procédé d'éléments visuels plats pour représenter les notions d'avatars et de réalité virtuelle. Dans « Tachiguishi », la technique utilisée n'est pas vraiment exploitée d'un point de vue scénaristique, car il n'y a pas de lien entre ce choix et le principe des arnaqueurs de gargotes. Visuellement intéressant et baignant dans des ambiances ocres et dessaturées, le film exploite le procédé technique pour son potentiel comique (et son côté SD) tout en se rajoutant une couche impénétrable supplémentaire (le procédé divise et lasse sur la durée).

Côté acteurs, si les noms de Mitsuhisa Ishikawa, Kenji Kawai, Kenji Kamamiya, Shoji Kawamori, Shinji Higuchi, et Katsuya Terada vous disent quelque chose, c'est normal, Oshii a fait appel à ses confrères et collaborateurs, respectivement PDG de Production IG, compositeur, réalisateur de la série « Ghost in the shell : Stand Alone Complex », réalisateur de la série animée « Escaflowne », storyboarder/spécialiste en effets spéciaux, et designer de « Blood the last vampire ».

Au final, « Tachiguishi » est loin d'être inintéressant, mais la mayonnaise ne prend pas. L'histoire ne passionne pas, et faute d'un rythme digne de ce nom, le métrage provoque la léthargie. A montrer dans les écoles de cinéma, je vous dis.

jeudi, mars 18 2010

« Saint Seiya - The Lost Canvas : T10 » - Kurumada et Teshirogi - Kurokawa

Après que Manigoldo du Cancer ait mis le bazar dans le jardin de Thanatos, c’est au tour d’El Cid du Capricorne de se coltiner Hypnos. Mais vaincre le dieu du sommeil nécessite de se débarrasser de ses quatre fils, capables de se régénérer. Privé de son bras contenant Excalibur, El Cid ne peut guère compter que sur Athéna partie dans le monde des rêves récupérer Sisyphe du Sagittaire, prisonnier de sa culpabilité.

Cette nouvelle saga autour du manga « Saint Seiya » originel de Masami Kurumada (« Les Chevaliers du Zodiaque » chez nous) nous transporte 200 ans avant la première série, à ne pas confondre avec une troisième série, « Saint Seiya Episode G » (par Kurumada & Okada, chez Panini Comics), narrant le combat des chevaliers d’or de la série originelle contre Cronos.

Alors que les premiers tomes nous dépaysaient par leur graphisme plus féminin (des nuances de gris qui virent de plus en plus vers les noirs) et leur refonte complète des personnages, la suite fut plutôt un flot répétitif de combats, proposant certes des chevaliers ancêtres des combattants classiques, mais ayant un look et un caractère très semblable. De la redite donc. Mais le tir fut heureusement rectifié. Plusieurs bonnes idées, comme le monde du rêve, le ciel se changeant en toile de maître, ou des personnages surprenants (Manigoldo donne un bol d’air rock’n roll bienvenu) méritent quand même le coup d’œil.

« Saint Seiya - The Lost Canvas » est une sympathique déclinaison de l’univers des chevaliers en collant et armure. Les aspects "troupe d’amis à la proximité troublante" et "j’attends toujours d’être aux portes de la mort avant de sortir mon attaque fatale" sont gommés au profit de personnages plus nobles ayant un peu plus de fonds. La série est tout de même à conseiller en priorité aux nombreux fans de la première heure de Seiyar et ses compagnons.

mercredi, décembre 2 2009

Toulouse Game Show 2009 (3)

Je poursuis ma série des photos prises lors du Toulouse Game Show 2009. Après les images consacrées aux cosplayeurs SF/comics et dans un univers manga/jeu vidéo, voici maintenant les photos des animations/exposants consacrés au Japon traditionnel. Les photos sont toujours de Sab.

Organisée par le Centre Culturel Franco-Japonais de Toulouse, la démonstration de céramique par Rizu Takahashi :

Un très beau défilé de kimonos, yutakas, et vêtements traditionnels et de fêtes, avec l'aimable participation de membres du personnel du salon de thé Okini :

Chikako, la patronne du salon de thé Okini :

"Pas mal pour la découpe des sushis..." (ne faites pas ça chez vous, les enfants) :

Un stand proposant un lot de décorations japonaises :

Un jeu de Go :

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