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lundi, septembre 19 2011

Trailer du Toulouse Game Show 2011

Voici mon trailer pour le prochain Toulouse Game Show (les 26 et 27 novembre 2011), réalisé sur le logiciel After Effects. La musique est de Thomas Armengaud. Je vous montre quelques images fixes, suivies de la vidéo.


lundi, août 8 2011

« Cars 2 »

Ecouter aussi ma chronique dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 6 août 2011.

Un film d'animation des studios Pixar, réalisé par Brad Lewis et John Lasseter.

Avec en VO, les voix de Owen Wilson (Flash), Michael Caine (McMissile, Lambert Wilson en VF, ça passe), Eddie Izzard, Jason Isaacs, Joe Mategna (un espion tout rouillé / homme de main), Peter Jacobson (Taubd de « Dr House » en guimbarde-homme de main), Thomas Kretschmann (l'infâme Professeur Z), Michael Keaton (Chick Hicks, l'ancien rival de Flash), John Turturro (le rital Bernoulli, proche de son rôle de Jésus dans « The Big Lebowsky »), Vanessa Redgrave (la reine d'Angleterre), Bruce Campbell (un espion confrère de McMissile), Cheech Marin (le mexicain adepte du tuning), mais aussi Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, Jacques Villeneuve. La voiture Doc Hudson est morte, en hommage à Paul Newman, qui la doublait dans le premier épisode.

La Piston Cup vient de se terminer et c'est Flash McQueen qui vient de la gagner pour la 4ème année consécutive. On en est à l'intersaison, avec ce soir, la deuxième course de la série de Grand Prix sponsorisés par Miles Axelrod, et sa fameuse huile naturelle à l'Attanol !

Pour l'instant, après un seul Grand Prix, celui du Japon, c'est Francesco Bernoulli qui est en tête, devant McQueen, mais gare à Raoul Saroule, qui roule ce soir devant son public à Paris, au Japonais Shu Todoroki et à l'Allemand Max Schnell.

Alors, on parle de cette course, aussi, parce que de nombreux incidents ont émaillé la compétition, et notamment des explosions de moteurs, ce qui remet en cause la fiabilité de l'Attanol, mais il se dit dans les milieux autorisés qu'il pourrait s'agir de sabotages !

Cette fois-ci le héros change, McQueen est quasiment relégué au second plan, au profit de du tracteur gaffeur Martin, et de l'espion McMissile et ses nombreux gadgets. Pour donner une idée du ressenti, imaginez « Star Wars » du point de vue de Jar Jar Binks... Ah zut, ils l'ont fait ! Donc qui dit personnage comique en héros, dit blagues et débit de mitraillette sur tout le film, du coup extrêmement bavard ! (Tiens, ils n'ont pas encore sorti de long-métrage centré sur l'âne de « Shrek », oups, je n'ai rien dit...)

Dans cette suite, il ne s'agit plus de championnat, enterrée, la Piston Cup, mais d'un hommage géant à James Bond, et surtout « Goldfinger » : la voiture au monocle Professeur Z est calquée sur le personnage incarné par Gert Fröbe, nous avons aussi le laser rouge sensé éliminer 007 ("Monsieur Bond, j'attends juste que vous mouriez"), l'introduction explosive, le complot mondial, les riches psychopathes, l'assistante Money Penny / Holley Shiftwell...

Techniquement, les images sont superbes, la simplicité des paysages de Radiator Spring et les circuits en ovales du premier épisode laissent place au soleil d'Italie, à Londres, Tokyo et Paris, donc des rues, des foules, des pavés, des trottoirs et des quartiers entiers ! Nous obtenons un dépaysement total d'un circuit à l'autre, d'une mission secrète à l'autre.

Au final, ce « Cars 2 » est un vrai film d'aventure : moins de morale ou de message zen, mais plus d'action et de personnages qui en jettent (les espions et bolides de courses variés parleront sûrement plus aux gamins que des véhicules poussiéreux de la route 66. Privilégiant le nombre de personnages, les gadgets, et les décors variés, ce côté aventure plaira plus aux petits, mais les clins d'oeil et le second degré, et surtout le côté bavard risque de les perdre. A noter aussi pour ceux qui n'auraient pas vu les petits sketches animés « Cars Toons » où "Martin se la raconte" aux quatre coins du monde, cette série de films très courts préfigurent « Cars 2 » et ont donc constitué un bon galop d'essai en guise de Focus Group géant par le studio Pixar.

jeudi, février 24 2011

Salon du Livre de Midi-Pyrénées

Il y a quelques mois, j'ai réalisé cette publicité, en partenariat avec la société 49 Neuf Production, pour le Conseil Régional de Midi-Pyrénées. Il s'agissait de reprendre une affiche existante et en décliner les éléments dans un spot TV. Le plus dur a été bien sûr d'animer le petit personnage en rendu "papier découpé dans un livre" de manière réaliste. Après quelques essais, j'ai décidé de l'animer en état pensif, rêveur.

mercredi, février 23 2011

Cours d'After Effects

Je vous en parlais ici, j'exerce à présent le plus beau métier du monde (enfin, cela dépend des jours...). Je viens en effet de clôturer ma première année en tant qu'enseignant à l'école Studio M de Toulouse. J'y enseigne le storyboard (j'y reviendrai bientôt), ainsi que le logiciel After Effects.

Même si les étudiants concernés sont en section 3D et sont spécialisés dans l'utilisation de logiciels purs 3D, After Effects, logiciel d'animation d'effets, permet de créer beaucoup d'éléments, d'ambiances, et de séquences en utilisant un environnement 3D à partir d'éléments 2D, ce qui permet des gains de temps considérables. Les domaines concernés peuvent être les génériques TV, les spots de publicités, les logos animés, les films d'animation, les identités graphiques de toute sorte. Pour mieux se représenter ce que cela peut donner, ma démo professionnelle est par ici.

Les capacités nécessaires pour bien utiliser ce logiciel sont technicité et créativité (comme tout logiciel de création visuelle), l'utilisateur doit concilier un savoir-faire technique (savoir travailler rapidement par le développement de réflexes d'utilisations d'outils et d'effets, et d'une méthodologie efficace) et une patte artistique, une sensibilité lui permettant de livrer des univers cohérents et attirants (j'insiste beaucoup sur l'aspect "magicien" que l'étudiant doit savoir entretenir, vis a vis d'une future équipe de travail, un directeur artistique, ou directement avec un chef d'entreprise ou un commercial se situant parfois très loin de considérations artistiques).

Voici un aperçu en images fixes, des différents exemples d'exercices auxquels les étudiants en 2ème et 3ème année de 3D ont du se confronter :


mercredi, février 16 2011

« Arrietty : le petit monde des chapardeurs »

Un film d'animation des studios Ghibli, réalisé par Hiromasa Yonebayashi.

Dans la banlieue de Tokyo, à la campagne, le jeune garçon Sho vient se reposer avant de subir une importante opération au coeur. Divers objets et nourritures disparaissent régulièrement, chapardés par Arrietty et son père, des petits êtres vivant sous la maison.

Fait suffisamment rare pour être souligné, voici un film réalisé par un jeune metteur en scène de la maison Ghibli (36 ans seulement), et donc dirigé ni par Miyazaki ni par Takahata. Certes, il n'est pas le premier (il y a avait déjà « Le royaume des chats » ou « Les contes de Terremer »), et il faudra de plus en plus nous y habituer, les deux co-fondateurs du studio prenant de l'âge. Nous retrouvons bien sûr la patte Miyazaki, au niveau du character design et de l'empreinte écolo-campagnarde. Le réalisateur de « Mon voisin Totoro » a lui-même développé le scénario et nourrissait l'envie d'adapter le livre pour jeune public « The borrowers » de Mary Norton depuis 40 ans.

« Arrietty » est un sympathique petit film faisant passer un très agréable moment. La mise en scène, sur une narration générale assez lente, s'attarde sur des détails apportant une substance au monde des chapardeurs : l'expédition nocturne d'Arrietty et son père pour voler un morceau de sucre est un très beau moment d'animation et constitue le meilleur passage du métrage. Le sens du détail, le dosage du rythme, la gestion de la tension et du danger, le mélange de peur et d'excitation de la jeune chapardeuse, nous amènent à la rencontre fatidique, sonnant comme le gong de la pendule de grand-mère, entre Arrietty et Sho. C'est indéniable, le film a des qualités et une gestion du postulat de base toute en douceur (pas d'effet grandiloquent, Sho aperçoit Arrietty et reconnaît son existence de manière naturelle).

La relation d'amitié entre Sho et Arrietty, faite de crainte puis d'entraide, est basée sur un rapport de force inversé : Arrietty est aventureuse et pleine de vie, tandis que le grand Sho a le coeur malade, et se trouve être le plus vulnérable des deux. Ce rapport d'attraction/prudence, où chacun croit bien faire mais provoque malgré lui des catastrophes, va se trouver bouleversé par l'arrivée de Spiler, qui va bouger les repères installés depuis le début du film, et précipiter la suite des évènements.

Même s'il contient de bons moments, le film ne dépasse jamais le stade du métrage "gentillet", par manque d'ampleur. Les personnages, même les négatifs, ont quand même un bon fond et font aussi rire, mais la mayonnaise prend de moins en moins. Un air de déjà-vu, une magie trop téléphonée, des personnages en rappelant d'autres, Ghibli s'enlise et n'a plus véritablement livré de grands films depuis « Le voyage de Chihiro ». 10 ans déjà.

mardi, octobre 19 2010

« Sky Crawlers »

Ecouter aussi la chronique dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 16 octobre 2010.

Un film d'animation de 2008 de Mamoru Oshii, produit par le studio Production I.G. Disponible en DVD chez Wild Side Vidéo.

En pleine guerre aérienne entre Rostock et Lautern, le pilote d'avion Kannami vient d'intégrer une base dirigée par la belle Kusanagi. Très vite, Kannami regrette de ne pas avoir pu rencontrer son prédécesseur, un pilote nommé Jinroh : est-il mort ? Disparu ? Les autres pilotes sont muets sur le sujet. La particularité de ces chevaliers du ciel ? Ce sont des "kildren", des êtres ne pouvant vieillir, prisonniers de corps de jeunes adultes. Progressivement, les langues se délient, et nous en apprenons plus sur cette guerre d'un genre particulier.

Chaque nouveau film du maître Oshii constitue un évènement. Après l'OVNI « Tachiguishi Retsuden » sur la restauration rapide, réalisé à partir d'animations de photos, le réalisateur de « Ghost in the shell » revient au monde du dessin animé qui l'a fait roi. « Sky Crawlers » est ainsi son premier film d'animation traditionnel depuis son chef-d'oeuvre « Innocence » (2004), et on retrouve bel et bien l'univers particulier du réalisateur, champion incontesté de l'auto-citation : l'incontournable basset, les plans contemplatifs où ses personnages observent le ciel, les plages douces de la bande-son de Kenji Kawai, sa fascination pour les armes et les avions de guerre, ses références visuelles rétro, ses infographies aux tons ocres... Le bonhomme va même jusqu'à nommer certains personnages en référence à d'autres de ses films : la brune et attirante Kusanagi (« Ghost in the shell »), le fantôme Jinroh (« Jin Roh, la brigade des loups » qu'il a produit et supervisé).

Dans ce métrage, Oshii délaisse cependant la dimension politico-fictionnelle et ses scénarios imperméables aux nombreuses citations littéraires, pour mieux nous plonger dans le quotidien de ces pilotes d'un genre nouveau. La mémoire floue, un passé quasiment vierge, ces jeunes gens semblent condamnés à errer dans la base, répétant les mêmes gestes (la lecture et le pliage de journaux, la dégustation de bières fraîches, la cigarette, la sortie en ville pour déguster des quiches...) quand ils sont au sol, sans manifester beaucoup d'émotions. La mise en scène est très efficace, ne dévoilant ce que sont vraiment ces pilotes qu'au cours du film, et insistant sur la quotidienneté des actions sans pour autant trop insister sur l'aspect "pantin" des pilotes.

Ce que l'on considère dans un premier temps comme une mélancolie face à la guerre et ses victimes, n'est autre qu'une errance continue devant l'absence de but d'une existence consacrée à des enjeux qui ne sont dévoilés que tardivement, dans une réplique balancée froidement par un personnage dans une conversation presque anodine. Fidèle à lui-même Oshii, fasciné depuis toujours par les pantins et les poupées, livre à nouveau une réflexion sur des personnages aux corps artificiels, poursuivant des activités meurtrières dans un but fictif ou virtuel (sans trop dévoiler le film, même si la jaquette du DVD est impitoyable de ce côté-là, on est proche d'« Avalon » et de sa guerre virtuelle où l'esprit meurt vraiment).

Faux-semblants, réflexions sur la cohabitation nécessaire entre guerre et paix, pantins capables de sentiments, vous l'aurez compris, même s'il y a quelques joutes aériennes, on est loin de l'exaltation de « Top Gun ». A aucun moment nous n'avons le sentiment que les personnages vivent, respirent, ne sont obsédés que par l'espace aérien. Comme des fantômes, ces pilotes semblent hermétiques entre eux, et même les scènes de coucherie sont présentées comme des passages obligés, sans passion, comme des devoirs s'intégrant parfaitement à une vie attendue. Comme hors du temps, coupé de tout, et fonctionnant presque en huis clos, l'ensemble base/ville semble trop tranquille pour être honnête. Mais encore une fois, la découverte de la vérité par Kannami n'entraîne aucune forme de révolte, flirtant plutôt avec une sorte de fatalité. L'unique scène où les personnages se lâchent arrive presque trop tard, le spectateur ayant perdu ses illusions, s'étant fait une raison sur la vraie identité de ce lieu accueillant les nouveaux pilotes dans un rouage parfaitement huilé. Déshumanisé.

Le véritable personnage central de cette histoire n'est autre que la responsable de la base, Kusanagi. Psychologiquement instable, héritière d'un passé sentimental douloureux progressivement dévoilé, opérant un jeu dangereux de séduction avec Kannami, mère d'une mystérieuse jeune fille, elle porte le flambeau d'une humanité bien rare. Suicidaire, amoureuse, femme fatale, dangereuse et simple figure maternelle, elle se situe dans la droite lignée des femmes héroïnes peuplant le cinéma d'Oshii : le major Kusanagi bien sûr, mais aussi la guerrière gameuse Ash (« Avalon ») ou l'officier et amante Nagumo (« Patlabor 2 »).

vendredi, septembre 10 2010

Mon site pro mis à jour ! (2)

Je vous en parlais il y a quelques jours, vous pouvez retrouver du nouveau contenu sur mon site pro. Mon portfolio animé de mes illustrations sur la Coupe du Monde de Foot, mon Show Reel 2010, quelques nouveaux logos. Voici quelques aperçus :

mercredi, septembre 8 2010

Mon Show Reel 2010 !

Aujourd'hui, je publie enfin mon Show Reel 2010, démo vidéo regroupant le meilleur de mes travaux entre 2007 et 2010 (mon précédent Show Reel date quand même d'il y a trois ans). Il s'agit de créations réalisées pour l'univers de la téléphonie mobile, mais aussi pour des enseignes diverses et éditeurs de jeux (de plateaux, numériques). J'ai travaillé essentiellement sur Photoshop et After Effects, mais utilisant parfois des bricolages d'éléments créés en peinture.

Si vous êtes un peu attentifs, vous remarquerez une image de la démo vidéo inédite de la nouvelle saison du « Supplément week-end » (en espérant que cela vous donne envie de voir la suite).

La musique accompagnant ma vidéo est l'excellent morceau « How Sweet It Is (To Be Loved By You) » du dieu Marvin Gaye.


lundi, août 23 2010

« Le Dernier maître de l'air »

Un film de M. Night Shyamalan, avec Noah Ringer, Dev Patel, Nicola Peltz, Shaun Toub.

Les peuples liés au 4 éléments (l'Air, l'Eau, la Terre et le Feu) vivent en harmonie entre eux, le seul être capable de maîtriser tous les éléments, l'Avatar, veillant sur la paix au fil de ses réincarnations. Mais Ang, un tout jeune maître de l'air et nouvel Avatar, se réveille de nos jours après avoir été emprisonné dans la glace pendant un siècle. Durant cette période, la Nation du Feu a déclaré la guerre aux autres peuples et interdit la pratique des éléments. Malgré son apprentissage inachevé, Ang, aidé de ses amis Sokka et Katara, part à la découverte des autres éléments.

Shyamalan, le grand gourou du film fantastique minimaliste, capable de vous scotcher en sueur au siège en filmant juste un trombone, se lance dans une trilogie d'heroic fantasy avec des créatures volantes, des combats d'effets spéciaux, et des batailles rangées de navires de guerre. Le choc de ces deux univers avait de quoi interloquer d'autant plus qu'il s'agit d'une adaptation d'une série animée diffusée par Nickelodeon. Mais le bonhomme n'est pas n'importe qui et a maintes fois prouvé son talent de compteur, flirtant entre l'angoisse et le merveilleux, et traitant de thématiques comme la cellule familiale avec délicatesse.

Dans la série animée « Avatar » (le film a dû être nommé autrement afin d'éviter un procès par James Cameron), la trame s'articulait autour de la relation d'amitiés entre les trois jeunes héros, la quête de redécouverte du monde par Ang, et ses duels avec le prince Zukko de la Nation du Feu. Très sensible aux thématiques des personnages devant se confronter à leur destin et aux attentes de leur entourage, le réalisateur d'« Incassable » exploite donc deux directions : la culpabilité de Ang par rapport au massacre des moines l'empêchant d'assumer son statut d'avatar, et la quête de Zukko pour se montrer à la hauteur des attentes de son père.

Alors, verdict ? Voici un film qui n'a pas peur du trop plein d'aventures. Les non connaisseurs de la série y comprendront-ils quelque chose ? Pour les autres, ce « Dernier maître de l'air » s'en sort plus qu'honorablement. Les bastons s'enchaînent au rythme de plan séquences diablement efficaces, les combattant effectuent une centaine de mouvements avant de balancer la sauce, et les grands moments de la première saison sont tous rendus à la perfection (mention spéciale pour la démonstration de Ang maîtrisant l'eau). Cette volonté de coller au plus près des péripéties de la série comporte aussi ses écueils, certains passages pourront paraître anecdotiques (l'esprit bleu) quand la dimension émotionnelle d'autres seront totalement annihilées (l'épisode de l'esprit de la lune). Un film trop court, donc, en regard du haut degré de fidélité voulu par l'équipe du film.

A conseiller chaudement aux connaisseurs de la série, mais que les autres découvrent d'abord le format télé, car ils risquent d'être refroidis par le côté entre-deux du film, entre fresque épique trop intimiste et développement des personnages avec trop d'effets.

mardi, août 10 2010

« Toy Story 3 »

Ecouter aussi la chronique radio dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 24 juillet 2010.

Un film d'animation de Lee Unkrich, produit par les studios Pixar.

Andy, l'enfant de Woody le cowboy, Buzz l'éclair et leurs confrères jouets, a bien grandi et va bientôt partir pour l'université. Pensant qu'Andy veut les jeter, les jouets s'enfuient et atterrissent dans la crèche de Sunnyside, le paradis pour des jouets assurés que des enfants joueront bien avec eux, qu'ils ne seront jamais délaissés. Ils rencontrent même plein de nouveaux jouets super accueillants. Sauf que... 

Voici donc la conclusion de la trilogie des jouets. Le premier épisode traitait des états d'âme de Woody, un jouet cowboy menacé d'être supplanté par un autre jouet plus évolué. Dans le deuxième opus, nos jouets devaient choisir : mener une vie bien remplie de jouet abimé, ou une mort à petit feu derrière une vitrine de collection. Enfin, cette dernière partie montre ce que deviennent les jouets quand l'enfant ne joue plus avec eux.

Le studio d'animation poursuit la veine mélancolique amorcée par son précédent film « Là-haut », même si le scénario de chaque livraison comporte sa part de tristesse (Marin et sa famille de poissons rouges décimée à 99%). Avant le futur « Cars 2 », Les « Toy Story » sont pour l'instant la seule série de film produites par Pixar, et la saga exploite le potentiel des personnages sur la durée des trois films, même si on perçoit quand même un essoufflement dans ce dernier épisode. On prend toujours le même plaisir à retrouver ces jouets, un plaisir illustré dans une formidable introduction totalement débridée (au coeur d'une séance de jeu d'Andy) qui laisse la place à une suite plus sage et plus attendue, comme si cette évolution stigmatisait finalement le parcours d'un studio perdant peu à peu sa fraîcheur et son inventivité (il est loin, le temps où les sept mercenaires du cirque venaient au secours des fourmis dans « 1001 pattes »).

Ce « Toy Story 3 » comporte également quelques longueurs. La poursuite finale est franchement interminable, et même si certains jouets sont intéressants car comportent une part sombre, trop de jouets antipathiques installent une sale ambiance : les gentils contre les méchants. Une prison glauque mais pas trop, un humour un peu noir mais se rapprochant trop de « Small Soldiers » sans jamais être aussi drôle, cet univers laisse une sale impression. Heureusement, quelques bons moments permettent de récupérer le public : la rencontre entre Ken et Barbie, Buzz détraqué changeant de personnalité, Monsieur Patate survivant grâce à une tortilla... mais si les deux premiers exemples sont drôles, avouons que nous sommes plus dans « Shrek » que « Toy Story ».

Toujours très bien et sans faille techniquement, « Toy Story 3 » est une petite déception, heureusement rattrapée par une fin dantesque nécessitant un certain nombre de mouchoirs.

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