L'uniforme à l'école ?
Par Thomas Berthelon le vendredi, septembre 25 2009, 11:26 - Ma prod - Lien permanent
Faut-il interdire les vêtements trop courts à l'école ? Le retour de l'uniforme à l'école fait à nouveau débat. Alors que les défenseurs de l'uniforme plaident le gommage du fossé social et l'absence de ségrégation liée à la dictature des marques, les écoliers qui sont opposés à ce retour avancent leur besoin de s'exprimer. C'est vrai qu'un bon paquet de têtes de cons arborant fièrement la même marque et les mêmes jeans, ça sent la pelletée d'autonomes qui s'expriment.
(Mode "vieux con" : Je ne suis plus collègien/lycéen, alors vous excuserez les vêtements probablement démodés de ce dessin. En tout cas, de mon temps, c'est ce qui se portait. Comment ça, je règle des comptes ?). Cette illustration a également été publiée sur le blog collectif Drawmadaire.


Commentaires
indéniablement contre: ce retour vers le passé et à une époque ne présage rien de bon.
Contre. On commence par supprimer des petites libertés et on finit par supprimer les plus grandes.
Et on a le droit d'etre un mouton et de s'habiller comme les autres. :p
moi je suis pour, je l'ai porté toute ma vie d'étudiante, j'étais moins riche que les autres et ça ne se voyait pas... Mais bon, même les chaussures étaient identiques, donc ...
Discussion à ce sujet avec mon homme ce midi. Il considère que les enseignants (et assimilés) qui empêchent les gamins de venir en short et en débardeur / casquettes / capuches/ etc... (rayer les mentions inutiles) sont des vieux cons.
Lui, c'est l'excès inverse de l'uniforme...
J'ai porté aussi l'uniforme très strict dans un collège de dominicaines et n'en suis pas morte. Aucune élève n'a semblé être traumatisée ou gênée dans son évolution psychologique. S'ajoutait une discipline tout aussi stricte qui nous a donné une colonne vertébrale et une certaine capacité à affronter les aléas de la vie. Mais sur le moment, c'était assez dur. Et quand nous allions en visites extérieures ( genre musée du Louvre ), il est vrai que les garçons, que nous croisions, nous charriaient et que nous n'avions qu'une idée en week-end : être ultra-féminine.
Quel faux débat.
Je suis dans les écoles et franchement, y'a bien plus important que les habits des élèves. C'est un débat consensuel basé sur du "c'était mieux avant". Cela ne m'intéresse pas.
Il serait plus intéressant de s'inquiéter des réductions drastiques des effectifs, du niveau médiocre des français en langue vivante - y compris la leur, le français.