Top : les jeux vidéo qui m'ont le plus marqué (12/15)
Par Thomas Berthelon le jeudi, décembre 6 2007, 10:24 - General - Lien permanent
L'un des plus grands RPG de tous les temps.
« Final Fantasy 7 » (Playstation)

C'est la bave aux lèvres, les yeux ronds comme des touches de manettes, et la discussion réduite à des "aga" que j'ai découvert cette perle sur Playstation. Univers en 3D, ambiance d'ombres et lumières superbes au sein de décors mélangeant heroic fantasy et industrie futuriste, des combats visuellement impressionnants dus à l'utilisation des matérias, « FF7 » fut une grosse baffe dans la gueule. Passé le choc de la découverte, c'est un fourmillement de détails qui embarquent le joueur dans une aventure à dimension inédite. Les personnages développés, les mini quêtes, le système de narration sont des merveilles ajoutées les unes aux autres. C'est également la première fois que je ressentais une telle implication dans un jeu, par le biais de personnages tels que Barret le bourrin, Aeris la fleuriste, Tifa l'amie d'enfance, ou la petite Marlène. Comme toujours chez Square, le scénario commence à petite échelle pour finir sur une apogée démentielle. Ce fut aussi la première fois que je jouais à un titre s'étalant sur plusieurs disques, et quelle frustration ! Le premier se finit sur l'empalement d'Aeris par le charismatique Sephiroth, laissant le joueur comme un con face au message sobre affiché sur son écran : "veuillez introduire le disque 2". Si le scénario propose plus d'amusements et de petits défis mignons (des personnages en SD participent à des concours de jeux de hasard au Golden Saucer, de déguisement en fille, de bras de fer, bouche à bouche) dans le premier disque, les deux suivants offrent l'un des retournements de situation parmi les plus éprouvants et déstabilisants de l'histoire vidéo-ludique. Le joueur apprend que le héros se ment à lui-même et toutes les séquences ayant pris place dans son passé n'ont jamais eu lieu, nous assistons à un festival de séquences introspectives où Cloud est devenu timbré, au rythme d'un piano lancinant et provoquant le malaise. Nous subissons, impuissants, les yeux hagards, une destruction des points de rattache du jeu établis dans le premier disque : la mort de la copine mimi, dont l'ombre plane au détour de chaque scène des deux derniers tiers du jeu, une mémoire faussée, un traître parmi les compagnons, bref, des rebondissements impensables jusque là dans un jeu vidéo. Ces diables de Square Enix ont d'ailleurs prolongé idéalement le jeu en nous offrant un excellent film d'animation, « FF7 Advent children », au character design impeccable et aux bastons les plus impressionnantes jamais vues à l'écran.

Commentaires
Sans parler des cinématiques absolument exceptionnelles. La finesse des rendus 3D et la musique entraînante font de FF7 un jeu aussi passionant à jouer que délaissant à regarder (pendant lesdites cinématiques !)
Les cinématiques du 7 sont pour ma part beaucoup moins impressionnantes que l'opus suivant, car elles ont encore un rendu cubique à la Tekken, sauf certains passages qui ne sont pas en SD.
ARG ! il faut que je le finisse... -___- !
Oui, il faut aussi que tu finisses "Okaaaaami".