« Real Bout Fatal Fury » (Playstation)

J'ai découvert cette série sur Neo Geo, avec le titre « Real Bout Fatal Fury Special », chez Broseb. Il faut dire que l'éditeur SNK n'a pas son pareil pour créer des personnages qui en imposent. Parmi leurs plus connus : Iori, Kyo, Orochi, K', Robert Garcia, les Ikari Warriors, Geese Howard, Terry et Andy Bogard, Yamazaki, Mai, Athena, Krauser, Rugal, Joe, etc. Dans cet opus, donc, le joueur choisit entre 10 personnages. Bien sûr, il y a du déchet, mais les Hon Fu, Franco Bash, Bob Wilson, ou Kim sont après tout sympathiques, bien meilleurs que les pitoyables T. Hawk, Dee Jay ou Fei Long de L'AUTRE éditeur de jeux de castagne. Le principal attrait, ici, sans parler de la jouabilité exemplaire, des personnages lookés et charismatiques, des coups variés et profils complémentaires, ce sont bien sûr les indescriptibles furies. Chaque personnage en a deux, et autant dire que quand ça sort, ça fait plaisir : immenses gerbes de flammes, explosions, enchaînements de coups rythmés par des éclats de bourre-pifs, éclairs sortant du sol (mais très rares, les connaisseurs auront reconnu la furie insortable de Geese), constituent un très joli festival de coups démentiels défoulatoires. Par exemple, les vicieux préfèreront se déchaîner avec Yamazaki cachant un couteau dans sa poche, bondissant sur l'adversaire, le traînant au sol sur toute la surface de combat pour le jeter en l'air, ponctuant le tout d'un rire de psychopathe, l'amateur de personnage féminin devra quant à lui choisir entre une Blue Mary travaillant l'adversaire au corps à base de clés de bras et d'étranglements au sol, et une Mai aux bouées baladeuses. Trois boss impressionnants viennent défier le joueur dans l'ultime quartier de Southtown, Yamazaki, donc (on l'aura compris, je suis ultra fan du personnage), le british Billy Kane et son bâton créant l'une des furies les plus impressionnantes, et enfin, Geese Howard, l'éternel revenant, multi défenestré / brûlé vif, affrontant le joueur au sommet de sa tour qui s'embrase. Si nous ajoutons à ce descriptif déjà bien bandant, des décors destructibles, une possibilité de combattre sur trois niveaux de perspective, des crânes, et un système de notation pour le piment, nous obtenons une énorme claque, encore bien jouissive 12 ans après sa sortie.